vendredi 20 novembre 2009

Le Diable, risotto au cresson de fontaine et poivre blanc de Penja

Quand il y a 2 ans, j’ai commencé à écrire mon blog, je me suis créé ma propre charte à respecter : pas de pubs sur mon blog, qu’elle soit payante ou gratuite. Je tiens à avoir le choix de pouvoir librement écrire ce que je pense, ce que j’aime ou ce que je déteste.
Depuis un certain temps déjà, je reçois régulièrement des propositions de collaboration ou de partenariat. Je ne cache pas que cela me flatte et que je suis heureuse que mon blog puisse éveiller l’intérêt. C’était un peu le but, non ? ;)
Pourtant cela me plaît moyennement de couvrir d’éloges une grande marque de margarine qui ensuite me payera grassement les quelques lignes que j’aurais pondu, surtout si je ne mange pas de margarine… ou bien publier une pub pour des chaussures de sport avec une très jolie virgule, ou encore vanter les mérites d’une marque de voiture venant du nord lointain… Quoique si cette dernière marque avait la gentillesse de m’en offrir un petit modèle, j’aurais peut-être cédé… ;)
Bref, pas de pub… enfin presque… Durant l’été j’ai reçu un mail qui me proposait de m’envoyer des échantillons de produits phares d’une marque spécialisée dans les épices. Hmmm… m’a curiosité était éveillée, surtout que je connais bien la marque en question et que j’utilise ses produits depuis longtemps. Je leur ai alors demandé ce que je devais faire en échange de leurs échantillons. La réponse était: rien. Je me suis dit que j’avais dû mal comprendre, avec mon français boiteux… Comment ça, rien ? Pas d’éloge ? Pas des longs articles ? Ben non… rien. Si je les apprécie, je peux en dire du bien, si non, je peux le faire aussi. Le paquet arrivé, j’y ai trouvé 5 petites boites, chacune contenant des épices différentes. Voici comme j’ai vendu mon âme au diable… ;) Mais uniquement à celui-là!




La petite boîte qui a éveillé ma curiosité en premier lieu était celle contenant du poivre blanc. Pour une bonne et simple raison… que je déteste le poivre blanc. Son goût terreux masque trop les plats et son odeur n’a rien d’agréable. Bref, pour moi, il pue! Alors vous imaginez ma surprise quand j’ai ouvert la boîte de poivre blanc de Penja. Rien à avoir avec le poivre avec lequel j’ai eu à faire jusqu’à présent. Son odeur est très délicate et agréable. Le goût est assez prononcé mais ne cache nullement la saveur des plats.

Voici quelques infos qui ont été joints à la boîte :
Son origine : Cameroun. Le poivrier est une liane qui pousse sur un tuteur. Arrivée à maturité, sa baie est débarrassée de sa peau et devient le poivre blanc. Grâce à un terroir volcanique naturellement riche et équilibré, le poivre de Penja est exceptionnel par son caractère et sa saveur. Spécialement cultivé et sélectionné selon les traditions ancestrales de Penja, il jouit d'un énorme succès auprès des connaisseurs.
Utilisation culinaire : avec du porc, du bœuf ou du gibier; exalte la finesse des poissons


Le seul hic que je vois, c’est son prix, en tout cas ici, sur sol helvète :( Je n’ai pas trouvé d’informations précisant si Terre Exotique fait du commerce équitable et si une partie de revenue est versée aux producteurs camerounais. J’espère que c’est le cas, car dans le cas contraire, ce serait vraiment grand dommage

Pour pouvoir tester réellement sa saveur, je me suis dit que la viande ou le poisson seraient un peu trop fort. Nous l’avons alors goûté avec un risotto au cresson de fontaine. C’était une bonne idée! Un délicat goût et légèrement piquant de cresson se développe à merveille en présence de poivre blanc.




Avant de passer à la recette, encore quelques mots sur le cresson de fontaine (Nasturtium officinale). Le goût piquant de cette plante rappelle un peu celui du radis blanc.
Le cresson de fontaine frais peut être utilisé, lorsqu’il est haché, de la même façon que le persil, dans les salades, les soupes, et sur les pommes de terre grillées. Les purées de cresson de fontaine sont aussi des préparations appréciées. On peut également consommer ses feuilles comme celles des épinards.
Les écrits anciens révèlent que depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont reconnu les qualités alimentaires et pharmaceutiques du cresson. Ils lui attribuaient des vertus magiques et le faisaient entrer dans la préparation de philtres. Xénophon raconte que lorsque les jeunes Perses allaient à la chasse, ils se contentaient d’eau et de pain assaisonné de cresson. Satisfait d’une salade de cresson que les habitants de Vernon lui avaient offerte, saint Louis leur accorda de le faire figurer dans leurs armoiries.
Pour tout connaître des qualités aphrodisiaques ou d’antidote, ainsi que des capacités de développement intellectuel ou anti-calvitie du cresson de fontaine, de la Grèce ancienne à nos jours, jetez un coup d’œil chez Wikipédia.

Attention! Il est fortement déconseillé de manger du cresson sauvage, celui-ci pouvant abriter la douve du foie, dangereux ver parasite à l’origine d’une grave maladie du foie: la distomatose. Le cresson cultivé que l’on trouve sur les étals de marché est exempt de parasite.



Risotto au cresson de fontaine et poivre blanc de Penja - pour 4 personnes:
700 ml de bon bouillon de légumes
100 ml de crème fraîche
1 botte de cresson de fontaine
5 poignées de riz carnaroli
2 poignées de noix concassées
2 gousses d’ail
1 oignon moyen
1 c. à s d’huile d’olive
1 c. à. s de beurre
4 graines de poivre blanc de Penja (fraîchement concassé afin de pouvoir pleinement profiter de sa saveur)
sel
50 g ricotta salée

Réalisation:
Hacher l’ail et l’oignon. Les faire suer dans l’huile avec le beurre. Ajouter le riz. Quand le riz devient translucide, ajouter la moitié de la botte de cresson et couvrir le tout avec le bouillon chaud. Faire cuire le tout à feu moyen en remuant régulièrement. Si le riz absorbe tout le liquide et reste toujours très dur, y ajouter encore du bouillon chaud. Dès que le riz a cuit, mais reste encore très al dente, enlever la casserole du feu. Y incorporer le reste du cresson, les noix concassés et la crème fraîche. Bien mélanger. Couvrir et remettre sur une plaque éteinte pour 5 minutes environ. Rectifier l’assaisonnement avec du sel et du poivre blanc. Mélanger. Servir le risotto saupoudré de ricotta salée.

Bon appétit!


PPRZEPIS PO POLSKU: Diabeł, risotto z rukwią wodną i białym pieprzem z Penja

lundi 16 novembre 2009

Crème brûlée au potimarron

Je crois que j’ai déjà goûté à une bonne dizaine de variétés parmi les courges disponibles en terre helvète...
Elles sont toutes aussi belles et aussi fades les unes que les autres, à une exception près, le potimarron ;) C’est ma courge et je n’en veux plus aucune autre ;)
A vrai dire cette situation est embarrassante… A chaque fois que je passe à côté d’un stand de courges, (ils poussent un peu partout dans le pays de Vaud à cette saison) je m’y arrête. Bien sur, j’achète une nouvelle variété en espérant tomber sur une courge qui sera au moins bonne que cette petite boule de couleur orange vif, un peu farineuse et dotée une saveur rappelant la purée de châtaignes. A chaque fois c’est un peu fade mais bon quand même… mais jamais aussi bon qu’un petit potimarron bien rond :)
Le potimarron est également connu sous les noms de potiron doux d'Hokkaido, courge de Chine et est communément appelée courge châtaigne.
C'est une vraie bombe vitaminée. Il contient les vitamines A, B, C, D, E, aussi que plein d’oligo-éléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium, sodium...), d’acides aminés, d’acides gras insaturés, d’amidon, de sucres naturels et de carotène.
Plus le fruit est conservé dans une cave sèche, plus ses teneurs en vitamines et en sucre augmentent.
Et par-dessus tout, le potimarron n’a pas besoin d’être épluché ! Une sacré économie de temps et d’énergie ;)


Crème brûlée au potimarron - pour 4 personnes :
250 g de potimarron (poids après l’avoir vidé)
350 ml de lait entier
300 ml crème fraîche à 35% de m.g.
100 g de sucre de canne
5 jaunes d’œufs
1 c. à c. d’épice pour le pain d’épice
1 pincée de sel
4 c. à s. de sucre blanc

Réalisation:
Laver, vider et couper le potimarron en dés. Ne pas l’éplucher ! Sa peau fine donne une jolie couleur et renforce la saveur de tous les plats.
Couvrir les dés de potimarron avec la moitié du lait et laisser cuire jusqu’à ce qu’il commence à se défaire. Le mixer, ajouter le reste de lait, la crème fraîche et les épices. Amener lentement à ébullition, sans faire bouillir!
Pendant ce temps, fouetter intimement les jaunes d’œufs avec le sucre de canne. Verser les jaunes d’œufs sur la crème au potimarron. Bien mélanger. Répartir la crème ainsi obtenue dans des ramequins individuels.
Faire chauffer le four à 100°C. Faire cuire les ramequins durant 45 minutes environ au bain-marie. La crème doit être prise, tout en restant élastique.
Laisser refroidir à température ambiante et mettre au frigo au moins quelques heures, voir une nuit.
Avant de servir, saupoudrer chaque ramequin de sucre. Le faire caraméliser à l’aide d’un chalumeau, ou, à défaut, dans le four très chaud sur position gril afin d’obtenir une fine croûte de sucre.

Bon appétit!


PRZEPIS PO POLSKU: Krem brûlée z dynią Hokkaido