vendredi 30 janvier 2009

Citrons Confits

J’aime les oranges et les mandarines. De temps en temps je mange un pamplemousse. Par contre je suis incapable de vivre sans citrons, ni sans tomates, d’ailleurs, ce qui fait que j’en ai toujours en suffisance, dans mon frigo… On ne sait jamais quand on peut en avoir besoin. Les côtelettes d’agneau marinées au citron avec beaucoup d’ail et de menthe sont déjà un classique dans notre famille. J’utilise aussi beaucoup de jus de citron dans les gâteaux, les desserts ou les salades. Je trouve parfait le mariage gustatif de la scarole avec un trait de jus de citron et de bonne huile d’olive. Les fruits de mer aiment le citron, alors moi, je les aime aussi. J’adore les tagliatelles au citron et au parmesan et les tortellini à la sauce citron-crème. Je pourrais me damner pour une tranche de cheesecake au citron :)
En été nous nous régalons d’une limonade fraîche au citron et aux herbes. Dès que nos amis italiens apportent une ou deux caissettes de citrons de leurs propres arbres, nous préparons avec Zia Cri des citrons confits. Ensuite, nous les utilisons comme farce pour un poulet rôti ou pour griller du poisson dessus. Je prépare également des brochettes et des tajines. Essayez, ils en valent vraiment la peine :)



Citrons confits:
8-10 citrons bio
8-10 poignés de gros sel
jus de 3-4 citron
2 bâtons de cannelle
huile d’olive

Réalisation:
Bien laver les citrons sous l’eau chaude. Les sécher soigneusement. Les couper en quarts tout en prenant soin à les laisser attachés à la base. Mettre à l’intérieur de chaque citron une poignée de gros sel. Placer les citrons dans un grand bocal, en serrant un peu s’il le faut. Y ajouter les bâtons de cannelle et verser le jus de citron. Il faut que le jus couvre entièrement les agrumes. Verser par-dessus un peu d’huile d’olive. Fermer le bocal et le placer dans un endroit frais et sombre pour au moins un mois. Après ouverture, conserver au frigo.

Bon appétit!


PRZEPIS PO POLSKU : Kiszone cytryny

lundi 26 janvier 2009

Carottes au Colombo

Il y a un quelques temps, ma meilleure amie a participé à un cours de cuisine suivant la théorie chinoise des Cinq Eléments. Son aventure culinaire, ainsi que ce qu’elle m’a raconté sur cette méthode, ont éveillé ma curiosité. Petit à petit, j’ai commencé à me documenter sur ce sujet et, en tâtonnant, à faire mes premiers pas dans ce domaine.
En quelque mots, cette théorie chinoise nous enseigne que chaque processus et chaque vie se base sur cinq éléments, symbolisés par le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau. Le but de cette méthode est d'aboutir à la plus grande harmonie possible entre les ingrédients et les plats associés, dans le but d'apporter au corps comme à l'esprit tous les éléments nécessaires à un parfait fonctionnement
J'encourage ceux d'entre-vous qui lisent le polonais, à faire un saut sur le blog de Patrycja, qui a su parfaitement expliquer les principes de cette cuisine. Vous y trouverez également de délicieuses recettes qui ont été préparées selon cette méthode. Pour les francophones il existe un ou deux bouquins parlant de ce sujet. Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité de les feuilleter, ainsi il me difficile de juger de leur qualité.
Pour ma part, je peux juste dire que après avoir mangé des plats préparés selon la règle des cinq éléments, je me sens parfaitement bien, même s’ils contiennent des ingrédients qui d’habitude provoquent chez moi de terribles migraines :)


Carottes au Colombo - pour 2 personnes:
6 carottes
2 échalotes
2 gousses d’ail
2 branches de romarin
1 poignée de persil plat
1 c.à.c de Colombo
1 c.à.c de sucre brun
1/2 verre d’eau
huile d’olive
sel
poivre noir

Réalisation:
Faire chauffer l’huile dans un poêle. Y faire revenir les échalotes coupées en dés jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides. Y incorporer l’ail haché et les feuilles de romarin. Saler et ajouter la moitié du persil plat, le colombo ainsi que les carottes coupées en rondelles. Mélanger, saupoudrer de sucre brun et laisser cuire quelques instants. Poivrer. Verser l’eau, mettre un couvercle et laisser mijoter jusqu’à que les carottes soient tendres. En fin de cuisson, parsemer le reste de persil plat. Servir accompagné de riz sauvage.

J’ai trouvé cette recette dans la petite brochure d'accompagnement que mon amie a reçue durant son cours sur la cuisine de cinq éléments. Je l’ai un peu modifiée, en remplaçant notamment le curcuma par le colombo, dont je vous ai déjà parlé.

Bon appétit!


PRZEPIS PO POLSKU : Marchewka z Colombo

vendredi 9 janvier 2009

Risotto aux cardons

Le cardon épineux argenté de Plainpalais, dont les Suisses, tout particulièrement les Genevois, sont tellement fiers, est une plante herbacée de la famille des astéracées. Sous cette appellation, il a reçu une AOC en 2003.
Un ancêtre commun est probablement à l'origine de l'artichaut et du cardon: le cardon sauvage, connu des Grecs et des horticulteurs romains. Cultivé intensivement en Europe au Moyen Âge, le cardon est apparu sur la plaine de Plainpalais au moment ou des protestants français, fuyant la révocation de l’édit de Nantes, se sont réfugiés à Genève. Aujourd'hui, les terres genevoises continuent à offrir au cardon le terrain dont il a besoin pour s’épanouir. Les maraîchers ont appris à manipuler cette plante dont les piquants redoutables et la vitesse à laquelle il s’oxyde et noircit ont vite fait de décourager ceux qui ne connaissent pas sa finesse.
D’habitude, on achète par commodité les cardons crus prêt à emploi, soit sans piquants, épluchés, coupés en morceau de 3-4 centimètres et mis sous vide. Il faut les cuire environ 40 minutes dans de l’eau avec du jus de citron ou du lait (100 ml de lait pour 500 ml d’eau), afin qu’ils ne noircissent pas.
Il arrive que, suite à une panne d’oreiller, nous arrivions au marché terriblement en retard et, qu’à notre grand désespoir, la caisse où nous nous nous attendons à trouver les cardons préparés, soit vide… Il ne nous reste d’autre choix que d’acheter des cardons entiers. Ensuite nous passons un mauvais quart d’heure (euphémisme ;)) durant lequel nous essayons de rendre les cardons comestibles, munis d’un couteau bien aiguisé, tout en proférant à mainte reprise le mot de Cambronne, et des « aie ! ça pique » surpris… Enfin nous passons les jours qui suivent à essayer de rendre nos doigts noircis et douloureux présentables tout en jurant que chaque samedi d’hiver, nous allons nous réveiller à l’aube pour être les premiers au marché ;)
Si vous aimez les artichauts, vous aimerez également le goût délicat des cardons. La manière la plus répandue de préparer les cardons, en tout cas à Genève, est le gratin qui ne peut pas manquer sur la table de Noël. Vous pouvez utiliser les cardons pour préparer une omelette ou encore une salade froide. Tous ces plats sont délicieux, mais nous leur préférons le risotto aux cardons.


Risotto aux cardons - pour 4 personnes:
700 ml de bon bouillon de légumes
500 g de cardons
5 poignées de riz carnaroli
2 gousses d’ail
1 oignon moyen
1 verre de vin blanc
1 c. à. s d’huile d’olive
1 c. à. s de beurre
sel
poivre du moulin

En plus:
50 g parmesan râpé
jus d’un citron
1 jaune d’œuf

Réalisation:
Si vous utilisez des cardons crus, vous devrez les blanchir auparavant (voir l’introduction). Les cardons en bocal sont prêts à l’emploi.
Mélanger le jus de citron avec le jaune d’œuf et le parmesan. Mettre de côté. Hacher l’ail et l’oignon. Les faire revenir dans l’huile avec le beurre sans les faire griller. Ajouter le riz et les cardons. Quand le riz devient translucide, verser le vin et le laisser s’évaporer. Ensuite, couvrir la préparation avec le bouillon chaud. Faire cuire le tout à feu moyen en remuant régulièrement. Si le riz absorbe tout le liquide et reste toujours très dur, y ajouter encore du bouillon chaud. Dès que le riz a cuit mais reste toujours très al dente, enlever la casserole du feu. Y incorporer le mélange citron, œuf, parmesan. Bien mélanger. Couvrir et remettre sur une plaque éteinte pour 5 à 10 minutes. Rectifier l’assaisonnement avec du sel et du poivre.

Bon appétit!


Je vous souhaite une bonne semaine. Nous allons quelques jours à Varsovie… enfin je crois, car vu la température qui y règne, on pourrait supposer que nous partons plutôt au Grand Nord ;)


PRZEPIS PO POLSKU : Risotto z kardami

dimanche 4 janvier 2009

Cheesecake salé aux côtes de bette

Après deux semaines de repas de fêtes, nous avons eu envie de quelques choses de simple au goût concret et surtout pas sucré. Nos envies ont rapidement penché vers un cheesecake salé. A chaque fois que j’en prépare, je laisse mon imagination divaguer librement. Cette fois-ci, je devais rapidement utiliser des côtes de bette et de la pâte filo. Ainsi, nous avons mangé un cheesecake salé aux côtes de bette.
Si vous n’avez pas ces ingrédients sous la main, vous pouvez, sans aucun problème, remplacer la pâte filo par de la pâte brisée faite maison ou de la pâte feuilletée. La pâte à pizza est également délicieuse dans cette préparation. Outre vos fromages préférés, vous pouvez incorporer dans la farce des épinards sautés ou des herbes fraîches comme p. ex du persil plats avec du basilic ou encore du persil plat avec du thym. C’est exactement la même chose pour les condiments à utiliser.
Vous pouvez préparer ce cheesecake dans une forme rectangulaire et le servir ensuite froid, coupé en petites cubes qui vont parfaitement bien en apéros. Vous pouvez également le réchauffer et le servir avec une grande salade verte. A vrai dire il y a une seule règle à respecter. Il faut toujours le cuire un jour à l’avance et ensuite le garder au frais afin que les goûts puissent se mélanger.



Cheesecake salé aux côtes de bette – moule à gâteau de ø 22cm:
500 g de côtes de bette
600 g de ricotta
200 g de feta
3 œufs
2 c. à s. de beurre
2 c. à c. de curry rouge moyen
2 gousses d’ail
1 paquet de pâte filo (8 feuilles)
1 c. à s. d’huile
1 c. à s. de dukkah
1/2 c. à c. de piment d’Espelette
sel
poivre

Réalisation:
Laver et couper en fines lamelles les côte de bette. Chauffer l’huile dans une poêle et y ajouter l’ail haché. Faire cuire tout en faisant attention à ce que l’ail ne brûle pas. Y ajouter les côtes de bette et faire cuire 10 minutes avec le couvercle en mélangeant de temps à autre. Mélanger les fromages avec les œufs, y ajouter les côtes de bette, le curry, le piment d’Espelette et le poivre. Rectifier l’assaisonnement avec du sel.
Faire fondre le beurre et en enduire chaque feuille de la pâte filo. Disposer ces dernières dans le moule à gâteau de manière à ce qu’elles remontent sur les bords. Verser sur la pâte la préparation au fromage, la saupoudrer de dukkah et faire cuire dans le four préchauffé à 180°C. Au bout de 30 minutes baisser la température à 150°C et poursuivre la cuisson encore 30 minutes. Le cheesecake doit rester légèrement tremblant au milieu. Le laisser refroidir au four et le mettre ensuite au frigo pour la nuit.

Bon app’!


PRZEPIS PO POLSKU : Wytrawny cheesecake z boćwiną na cieście filo

jeudi 1 janvier 2009

Bonne Année !

"N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux"
Epictète




PO POLSKU : Szczęśliwego Nowego Roku!