vendredi 20 février 2009

Poulet au citrons confits & Purée de patates douces

Je suppose qu’il existait dans chaque famille, et qu’il existe peut-être encore, un repas typiquement dominical sans lequel dimanche ne serait pas dimanche :)
Chez nous, c’était le poulet rôti, farci de foie de volaille et accompagné de purée de pommes de terre, parfois de petites pommes de terres rôties au four; sans oublier la mizeria, fines rondelles de concombre avec de la crème acidulée. De temps en temps, ma Mère faisait précéder le plat principal d’une soupe aux tomates, ou de diverses entrées. Le repas finissait avec un dessert, bien souvent un sernik, sorte de cheesecake polonais au fromage frais acidulé; ou encore des glaces que nous allions chercher avec mon frère dans une confiserie tenue par les parents d’une copine. Le tout bien évidemment accompagné d’un thé noir ou d’un café turc, nous sommes en effet dans la Pologne du début des années 80.
Hélas, je n’ai jamais eu le temps de noter les recettes de la farce au foie. À cette époque, la cuisine ne m’intéressait que parce que c’était l’endroit où se trouvait un vieux sofa dans lequel, confortablement installée, je venais dévorer mes bouquins. Rester aux fourneaux me déplaisait fortement. Quand j’ai commencé à jeter des coups d’œil intéressés vers la cuisine, c’était trop tard, Maman n’était plus là… Je me rappel encore exactement le goût de cette farce, mais je n’ai jamais osé la préparer moi-même.
Tout ceux qui me connaissent, savent que je ne supporte le foie sous aucune forme. Qu’il s’agisse de foie de volaille, de veau, de canard ou encore de poisson, rien que l’odeur me fait déjà sortir de la cuisine… Et pourtant, le poulet farci au foie préparé par ma Mère était non seulement le seul plat contenant le foie que j’aie pu avaler mais en plus, je l’adorais
Quand j’ai rencontré mon P’tit Suisse, il s’est avéré que, chez lui aussi, le poulet était un plat dominical :) Et même si nous n’avons pas continué depuis la tradition dominicale de nos familles respectives, parfois, les souvenirs de notre douce enfance remontent à la surface et… le poulet apparaît sur notre table, toujours différent, mais toujours rôti :)



Poulet au citrons confits & Purée de patates douces – pour 4 personnes:
poulet fermier, env. 1200 g
2-3 citrons confits (en fonction de leur taille)
4 gousses d’ail avec la peau
1 c. à s. de beurre
1 c. à s. d’huile d’olive
1/2 verre d’eau
sel
un peu de sucre brun
une pincée de paprika doux

ainsi que:
4 patates douces
2 c. à c. de Colombo
2-3 c. à s. de lait
1 c. à s. de beurre
sel
poivre noir

Réalisation:
Préchauffer le four à 200°C. Laver et bien sécher le poulet. Diviser les citrons confits en quartiers. Enduire l’intérieur du poulet avec le beurre et le farcir avec les gousses d’ails entières ainsi que les quartiers de citron. Ensuite l’enduire, à l’aide d’un pinceau, d’huile d’olive et saupoudrer de sucre et de paprika. Placer le poulet dans un plat allant au four et verser de l’eau au fond du plat. Mettre au four pour 30 minutes environ, soit jusqu’à qu’il dore joliment. Sortir le plat du four et retourner le poulet de l’autre côté. Laisser dorer encore une trentaine de minutes. Baisser la température jusqu’à 160°C et poursuivre la cuisson sans oublier d’arroser le poulet régulièrement avec le jus de cuisson. Vérifier la cuisson en piquant le poulet avec une fourchette. Si le jus qui s’écoule est clair, sortir le poulet du four, le recouvrir d’une feuille d’aluminium et remettre au four ouvert pour 10-15 minutes.
Alors que le poulet cuit, laver, éplucher et couper en dés les patates douces. Les faire cuire à la vapeur. Dès qu’elles sont prêtes, les passer au moulin à légumes ou les écraser à la fourchette. Y incorporer le beurre, le lait et le colombo. Rectifier l’assaisonnement avec le sel et le poivre.
Servir le poulet coupé en morceau, accompagné de la purée de patates douces et de citrons confits.

Bon app’!


PRZEPIS PO POLSKU: Kurczak, kiszone cytryny i bataty

mercredi 4 février 2009

Toutes les bananes ne sont pas jaunes…

...pire encore! On ne peut tout simplement pas toutes les peler et manger toutes crues :)
J’ai lu quelque part que la première note écrite concernant les bananes figure dans un texte en sanscrit datant de 500 ans avant J.-C. A l’origine, les bananes ont été essentiellement cultivées en Asie du Sud-est. Au fil du temps, elles ont quittée leur terre d’origine pour parvenir, au XVIème siècle, en Amérique Latine. Il y a 100 ans, grâce au développement du transport maritime dont la conséquence a été l’essor du commerce international, les bananes ont trouvé leurs places dans les assiettes européennes.
Quand je pense aux bananes, c’est surtout le banana split qui me vient à l’esprit. Ensuite défilent devant mes yeux des cocktails ou des gâteaux. Bref, que de bonnes choses sucrées… J’imagine je que ne suis pas la seule avoir ce genre d’associations. Et pourtant... nous oublions souvent que les bananes sont la base de l’alimentation quotidienne de plus de 400 millions des habitants de la Terre.
Il existe aujourd’hui plus que 500 différentes variétés des bananes qu’on cultive notamment en Colombie, quatrième producteur mondial, après l’Equateur, les Philippines et le Costa Rica.
Les bananes peuvent être préparées de maintes manières. Elles peuvent être cuites à l’étuvé ou à la vapeur, grillées au four ou passées sur le gril. On les savoure également frites dans une poêle. C’est ainsi que nous les ont préparées Lili et Beto, nos amis colombiens. Le jour de Noël, Lili a revêtu mon grand tablier, a sorti d’un sac quatre étranges bananes, vertes, très grandes et diablement dures. Elle a commencé à préparer l’apéro.
Ce jour là nous avons pu goûter, pour la première fois, les bananes plantains. C’est une variété qui contient davantage d'amidon et moins de sucre que les bananes «ordinaires». Pour pouvoir les apprécier, il convient de les cuire avant de les consommer. Crues, elles sont immangeables.


Bananes plantains - apéros pour 6 personnes:
4 plantains
huile de cuisson
gros sel

Guacamole:
3 avocats bien mûrs
2 oignons
1 piment sans pépins
1 poignée de tomates cocktails
1 poignée de feuilles fraîches de coriandre
jus d’un citron vert
sel
poivre noire fraîchement moulu



Réalisation:
Inciser les plantains sur toute la longueur. Enlever délicatement la peau. Les couper en morceaux de 4-5 cm. Les faire frire dans l’huile très chaude de chaque côté jusqu’à ce qu’elles prennent une jolie couleur dorée. Enlever les surplus d’huile a l’aide de papier absorbant. Attendre jusqu’à ce qu’elles refroidissent.
Pendant ce temps préparer le guacamole. Couper les avocats en deux. Mettre la pulpe dans un saladier et bien écraser à l’aide d’une fourchette.
Pour éviter le noircissement de la purée d’avocat, certains ajoutent du citron. Notre amie nous a expliqué qu’il suffit de laisser le noyau d’un avocat dans la préparation. C’est vraiment efficace !
Hacher les oignons. Epépiner et couper les tomates en petits dés. Incorporer le tout dans la purée d’avocats. Mélanger. Ajouter le piment haché et le jus de citron vert. Rectifier l’assaisonnement avec du sel et du poivre.
Dès que les tronçons de plantain sont tièdes, former de petites galettes en les aplatissant à l’aide d’une planche spéciale* (deuxième photo) ou, à défaut d’un tel engin, en utilisant une bouteille. Faire dorer les galettes dans l’huile très chaude. Les servir chaudes, saupoudrées de gros sel et accompagnées de guacamole.

Bon appétit !

*merci encore Lili!


PRZEPIS PO POLSKU : Plantan, czyli nie każdy banan jest żółty…